Les disparues de la gare : enquête télévisuelle inspirée d’un fait divers réel près de Perpignan sur Disney+
Contexte réel et déroulé des faits
En 1995, le corps d’une jeune femme nue, présentant des blessures violentes, est retrouvé sur un terrain vague près de la gare de Perpignan, dans le sud de la France. Cette découverte marque le début d’une traque qui s’étendra sur près de vingt ans. À l’époque, les enquêteurs s’appuyaient sur des procédés traditionnels — enquêtes de voisinage, relevés d’empreintes — et leur intuition, lorsque les outils modernes comme la recherche d’ADN, la vidéosurveillance ou le traçage des téléphones portables n’étaient pas encore généralisés. Cette absence de technologies a compliqué les investigations menées par la police de Perpignan. Les efforts tenaces et l’évolution des technologies permettront finalement l’arrestation de Jacques Rançon en 2014.
Le regard d’une jeune enquêtrice et le parcours d’enquête
La série propose une reconstitution centrée sur une jeune enquêtrice interprétée par Camille Razat, qui démarre sa carrière sur cette affaire emblématique. Acculée par des questions difficiles et des pressions, elle se heurte à un environnement professionnel parfois difficile, avec un collègue jaloux et un supérieur qui galvaude parfois les délais, avant que son intuition et sa capacité d’analyse ne fassent bouger les lignes.
Une distribution au service du récit
La réalisatrice Virginie Sauveur privilégie une approche féminine et rappelle que le prédateur s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et non que les victimes les auraient provoqués. Le casting réunit Mélanie Doutey dans le rôle de Marie José Andujar, mère de Tatiana, dont la disparition demeure non élucidée, ainsi que Camille Razat, Hugo Becker, Kevin Azaïs et Patrick Timsit, dont les performances soutiennent l’ensemble du récit sans chercher à en faire davantage que le récit ne le demande.
Éclairage critique et dimension sociale
La série interroge les mécanismes d’enquête et les lacunes historiques — raccourcis, erreurs de jugement et manque d’écoute envers les familles des victimes — tout en montrant l’évolution des mentalités sur une période de vingt ans. Si certains pistes paraissent évidentes et que le suspense n’atteint pas des sommets, la force du projet réside dans la manière dont il met en lumière les réalités des enquêtes et les transformations sociales associées.
Réception et disponibilité
Avis: 3/5. Réalisée par Virginie Sauveur, la série met en valeur Mélanie Doutey, Camille Razat, Hugo Becker, Kevin Azaïs et Patrick Timsit, et est disponible sur Disney+ à partir du 8 octobre 2025, avec une classification déconseillée aux moins de 16 ans.